Les teintes tristes de cet ouvrage sont au diapason d'un texte touchant, une histoire qui pointe du doigt un drame social qui se joue sous nos yeux depuis toujours. Le narrateur et sa maman n'ont pas de domicile fixe. Ils squattent chaque nuit, le plus discrètement possible des locaux vides. Ils appellent cela "jouer aux fantômes". Le petit garçon courageux, se réfugie à la bibliothèque pour faire ses devoirs, il est parfaitement au courant de la précarité de leur situation. La mère fait des ménages et l'on apprend comment elle arrive à trouver un logement pour la nuit. Un album grand format pour attirer l'attention, une histoire sans pathos mais bien ancrée dans la réalité. J'aime beaucoup ! Et sans prosélytisme aucun, sur chaque ouvrage acheté, 1 € est reversé à la Fondation Abbé Pierre.

jouer aux fantomes